Annexe - Personnages importants
Lord Durham
Lord Durham est
envoyé par Londres à la suite des rébellions de 1837-38 afin de trouver
des solutions aux problèmes de la colonie. Le rapport qu’il rédigera
aura des retombées importantes sur l’histoire du Canada. Avant de
retourner à Londres il affirme vouloir élever la province de Québec à un
caractère tout à fait britannique. Voici quelques citations marquantes
qu’on peut retrouver à l’intérieur de son rapport.
«Les canadiens
français sont doux et bienveillants, frugaux, industrieux et honnêtes,
très sociables, gais et hospitaliers et se distinguent par une
courtoisie et une vraie politesse qui pénètrent toutes les classes de la
société. La conquête les a peu changés. Les classes les plus élevées
et les habitants des villes ont adopté quelques coutumes et quelques
sentiments anglais; mais la négligence du Gouvernement britannique
laissa la masse du peuple sans aucune des institutions qui l’auraient
élevée à la liberté et à la civilisation. »
«La conséquences
de la supériorité britannique est que la grande masse de la population
ouvrière est française à l’emploi des capitalistes anglais. »
«On ne peut
guère concevoir nationalité plus dépourvue de tout ce qui peut vivifier
et élever un peuple que les descendants des Français dans le Bas-Canada,
du fait qu’ils ont gardé leur langue et leurs coutumes particulières.
C’est un peuple sans histoire et sans littérature. »
«C’est pour les
tirer de cette infériorité que je désire donner aux Canadiens notre
caractère anglais. »
Bref, Lord
Durham croit vraiment que la seule solution pour les Canadiens français
serait de les assimiler afin qu’ils puissent jouir d’une véritable
culture.
Louis-Hippolyte Lafontaine
Il fût l’un des
fervent disciples de Papineau, mais il s’opposa à l’appel aux armes qui
mena aux rébellions de 1837-38. Pendant les conflits, il se rend à
Londres pour plaider en faveur d’une réforme constitutionnelle. Il sera
arrêté en 1838 et libéré sans procès quelque temps après. Il dirigera,
par la suite, les réformistes modérés du Canada français. Après l’union
des deux Canadas ils s’allie avec Robert Baldwin et Francis Hincks et
forme un parti regroupant les réformistes des deux Canadas. Il défendra
l’usage de la langue française au parlement, ce qui mènera le
gouvernement britannique à abroger une clause de l’Acte d’Union qui
faisait de l’anglais la seule langue officielle. Il est l’un de ceux
qui se bat le plus pour obtenir un gouvernement responsable, ce qu’il
aura en 1848. Il est le premier canadiens français à occuper le poste
de premier ministre du Canada (dans le sens moderne du terme).
John A. Macdonald

1er
premier ministre du Canada en 1867. Il est l’uns des pères de la
confédération. Il a joué un rôle important dans l’élaboration de la
constitution canadienne. Dès le début de son mandat, il voit à ce que le
pays s’étende d’un océan à l’autre. Finalement, son gouvernement
dominera la scène politique pendant près d’un demi siècle.
George Étienne Cartier
Il est, lui
aussi, l’uns des pères de la confédération. Il commença par s’associer
aux radicaux Fils de la liberté pendant les rébellions. Il compose
l’hymne patriotique : Ô Canada, mon pays, mes amours. Cette
dernière sera à l’origine de l’actuelle hymne nationale. Par la suite,
il devint secrétaire à la société Saint-Jean Baptiste. À la fin de
1838, il se réfugie au Vermont, mais il demandera la permission de
revenir pour pratiquer le droit à Montréal. Il sera copremier ministre
avec Macdonald au parlement de l’union de 1857 à 1858 et de 1858 à
1862. Il s’intéresse beaucoup au développement du chemin de fer
transcanadien. Un de ses objectifs est de faire de Montréal le terminus
d’un vaste réseau commercial continental.
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